'Encore une nouvelle convention !' ont pu souprer quelques grincheux qui ne sont pas venus au Palais des Congrès de Paris où s'est tenue la toute première édition de Manga Expo, sous un ciel voilé de nuages suffisamment bas pour que le sommet de la Tour Eiffel s'y perde.
Et que diable seraient-ils venus y faire, je vous le demande un peu ! Ces conventions, au fond, c'est toujours la même chose ! D'abord et surtout des gens qui en veulent à votre porte-monnaie : passage à la caisse obligé, contrôle anti-resquille...
...et tout ça pourquoi ? pour se retrouver dans une grande avenue commerçante où tout est bon pour vous attirer et vous vider les poches : couleurs flashantes, étals bien garnis, gentil nounours pour vous prendre par les sentiments... Pour le reste, des jeux, du cosplay, c'est toujours la même chose, non ?
Bon, d'accord, on ne va pas jouer les naïfs, une convention, c'est une grosse machine financière, mais précisément, pour que ça tourne, il faut que ça plaise ! Pour cela, on peut dire que les organisateurs de Manga Expo n'ont pas lésiné, en s'inspirant de tout ce qui s'était fait de mieux ! Parmi les petites choses propres à séduire de prime abord, un site web léché et étoffé (programme complet, infos, forum), la fraîcheur et la simplicité d'une équipe qui n'hésite pas à se présenter et à jouer la proximité avec son public ; à l'entrée, outre la boisson gratuite, cadeau : Le Guide du Visiteur, 32 pages en couleurs sur papier glacé, et pas que de la pub, s'il vous plaît, un vrai guide. Au bout de tout ça, ce qui emporte définitivement l'adhésion, c'est que l'afficheur tient ses promesses : après l'entrée, un vrai festival attend le visiteur, avec plus d'activités (gratuites) qu'il serait possible d'en pratiquer si l'on pouvait deux fois se dédoubler.
Mais entrons un peu dans les détails ! On s'est particulièrement attardé à l'espace scénique, où quasi sans interruption se sont succédé les spectacles les plus divers.
Des spectacles de danse : kata artistique, Hip Hop, danse traditionnelle japonaise.
Une représentation théâtrale d'une légende tirée du plus ancien livre japonais, le Kojiki, par la troupe franco-japonaise de la Compagnie Séraph.
Un concert de J-Rock avec les groupes 'Knight : Fall' et 'Dahlia'.
Un concours de chant.
Un grand défilé de mode, 'Aru Fashion Tour', représentatif de nouvelles tendances françaises inspirées par l'univers du manga et de l'asie (post)moderne.
Deux spectacles de cosplay, individuel et groupe.
Et (presque) pour finir, une grande cérémonie de remise des prix, 'Les Trophées d'Aru', présidée, bien sûr, par Aru, la mascotte de Manga Expo.
A noter que l'espace scénique, bien que d'une taille non négligeable par rapport à la surface totale, s'est avéré trop petit lors des temps forts (c'est-à-dire les deux après-midi, pour le cosplay, qui reste l'attraction phare des conventions japanophiles, et le défilé de mode, dont on a vu depuis Japan Expo tout le potentiel attactif). Etonnamment, le concert n'a pas eu le même succès, peut-être à cause du fait qu'il lui était difficile, en l'absence d'un espace scénique indépendant, de s'accommoder d'un espace partagé avec des activités plus calmes, d'où un effet globalement répulsif du volume sonore.
Entre deux spectacles, cosplayeurs et mannequins continuaient à assurer une bonne part de l'animation en se prêtant complaisamment à des séances photo improvisées.
En vrac, pour terminer, des images de quelques-unes des nombreuses activités qu'on n'a fait qu'évoquer : le dessin sur le stand Nekomix, les jeux musicaux proposés par Or-Games, les jeux de cartes Bandaï, les jeux de l'Association Tsubasa, le stand Nintendo pour ne citer que ceux-là.
La conclusion, ferme et irrévocable : Encore une nouvelle convention comme celle-là ? OUI à 100% !!!!