Paris Manga est décidément un salon qui a de l'appétit ! En mars, pour la troisième édition, sa surface avait doublé, et maintenant, pour la quatrième, c'est sa durée qui a fait de même, en passant d'une à deux journées, soit samedi 22 et dimanche 23 septembre au lieu de l'unique dimanche auquel ABYSSIUM, la société organisatrice, nous avait accoutumés.
En arrivant sur la place basse de l'Espace Champerret, devant l'entrée du hall A où se tenait le salon, on a pu voir parader deux charmantes héroïnes de bande dessinée en mission pour promouvoir 'Le Bleu du Ciel', l'album de Kara dont elles sont sorties.
Un peu plus tard, Charybde et Charybde (en fait, le même personnage en deux costumes différents) posaient avec leur pygmalion sur son stand de dédicace, près de l'entrée. Dans les environs immédiats, d'autres auteurs étaient venus à la rencoutre de leur public, comme Tony Valente, dédicaçant les albums de sa série 'Les 4 Princes de Ganahan' (Editions Delcourt) ou Lord Shion, un des auteurs publiés par le récent mais dynamique Shogun Mag, qui prépare la sortie de son album, 'Quantic soul', un manga de science-fiction (Collection Shogun Manga).
Le Clan Takeda avait établi ses quartiers près de là. L'association, qui a repris le nom d'une des plus puissantes familles de la noblesse japonaise pour promouvoir en France les cultures asiatiques, proposait notamment des cours d'initiation au karaté, des parties de Mahjong ou de Go et des concours de Haïku.
A l'autre bout du hall A, menée par son dynamique et bondissant président-animateur Benkei, l'association SOHEI faisait le plein de l'espace spectacles au rythme de ses jeux, tombolas, concours de cosplay, etc., proposés tout au long du salon.
Comme à l'accoutumée, qui dit cosplay sur scène dit aussi cosplay dans les allées, et, le beau temps aidant, jusqu'en extérieur sur la place basse de l'Espace Champerrer ou dans le square qui le surplombe. Une belle occasion de prolonger la magie du spectacle, tout en premant un peu d'air frais et pourquoi pas, d'exercice.
On pouvait trouver encore beaucoup d'autres occasions de se faire plaisir sur le salon, notamment en faisant ses courses de manga, animés, musique et produits dérivés sur les nombreux stands commerciaux (par exemple celui de Manga Shop, avec ses étals colorés et ses charmantes hôtesses-chats). Ou bien en découvrant une nouvelle façon de pratiquer le Dance Dance Revolution grâce à EDG (Electronic Dancing Games), qui distribue (en particulier pour les salles de fitness) une version du célèbre jeu de danse pouvant gérer jusqu'à 32 joueurs simultanément.
Mission accomplie, donc, pour cette 4e édition de Paris Manga. A l'exception d'un regrettable incident (un pervers heureusement démasqué à temps à la porte du vestiaire des cosplayeuses par notre reporter, présent au bon moment), tout s'était bien dérouloé, on pouvait remballer en paix ou prendre quelques moments de détente bien mérités
Et pour finir en beauté, quelques fleurs photographiquement cueillies à la sortie du salon, annonciatrices, on l'espère, du prochain printemps, où devrait s'épanouir une nouvelle édition de Paris Manga.