Dure, dure, la rentrée 2008 des salons, avec deux événements sur le même week-end, Paris Manga 6 à la Porte de Champerret et le 8e Festival Delcourt à Bercy ! Ce 'couac' du calendrier, qui nous a contraint de n'avoir qu'un oeil sur Paris Manga, n'a pas découragé les visiteurs ni freiné leur enthousiasme : le peuple était là et l'ambiance aussi ! Le beau temps aidant, la possibilité de sortir temporairement sans devoir ensuite repasser à la caisse donnait à ce week-end de rentrée un véritable air de reprise... des vacances !
A l'intérieur cependant, on avait un peu plus de mal que d'habitude à circuler et s'y retrouver, non seulement du fait de l'affluence, mais aussi en raison de l'extension du salon sur deux halls du site de Champerret séparés par une sorte de long couloir. Pour l'extension en elle-même, personne ne s'en plaindra, du fait qu'elle a principalement servi à augmenter les surfaces consacrées aux activités. Les jeux vidéo en ont profité, et un maximum de gamers, débutants ou confirmés, a pu s'exercer en free play ou en tournois grâce aux associations présentes, Shinigami Japan League, Nintendo League, MO5 (pour les nostalgiques des vieilles consoles), sans oublier EDG (Electronic Dancing Games) et son vaste stand de jeux musicaux, dont l'emblématique DDR.
Fatigué de danser sur un tapis ou de secouer une manette, on pouvait sans aller bien loin rencontrer les artistes en séance de dédicace sur le stand ComicVerse, s'initier aux arcanes du Go avec la Fédération Française de Go ou du Mahjong avec Magic Mahjong, découvrir l'art des mizuhiki (fils de papier colorés servant à réaliser des fleurs, des motifs décoratifs...) sur le stand de l'association Sakura Shiroi.
Dans le dédale des boutiques présentes principalement au centre du plus grand hall, le manga occupait naturellement une place de choix, avec notamment les librairies de Manga Café. (qui proposait aussi des sacs mode Mimori, Tenshi Neko...) et de Manga Corp. où l'on pouvait trouver de bonnes affaires dans ses rayonnages pleins de manga d'occasion.
Les amateurs de produits dérivés avaient de quoi épuiser leurs économies avec les figurines et jouets de Fanatoys ('Hé, Salut, Goldorak !') et de Lapinourose pour ne citer qu'eux.
Envie de se refaire un look vestimentaire ? Nekowear, Dragonfleyes, Happy Princess... étaient là pour vous satisfaire, à moins que vous n'ayez porté vos préférences sur les bonnets fantaisie du stand Cosworld Paris. Même votre portable y avait droit sur le stand de Trade-Creation-Project, importateur distributeur de stickers aux motifs traditionnels japonais (les makie).
Pour renouveler un peu sa déco, on pouvait aussi compter sur Asian Dolls et ses très japonaises poupées traditionnelles en bois (les Kokeshi), les illustrations S.F., Fantasy ou Manga de Colexia vous tendaient les bras et si vous étiez d'une humeur massacrante, vous n'aviez qu'à faire quelques pas pour arriver aux collections d'armes (factices) de Kadoreve.
Sur le pourtour se déployaient, outre plusieurs points de restauration et de boissons offrant l'agréable occasion de souffler un peu et reprendre des forces, tous les stands proposant des activités (gratuites, une chance pour les radins comme pour les prodigues qui avaient vidé leurs poches dans les boutiques précitées) : trois espaces de projections sponsorisés par les éditeurs (KAZE, BEEZ, KANA, BLACK BONES) pour faire connaissance avec leurs nouveaux animés, des jeux non stop sur les stands des associations SOHEI et BulleJapon, pour tester ses connaissances en culture manga, J-music, Japon, etc.
Ces mêmes associations patronaient la plupart des activités présentées sur un grand espace scénique (qui s'est pourtant révélé bien étroit pour contenir tout le public). Au programme, des jeux, le défilé de mode Dragonfleyes, ainsi que les inévitables et indéboulonnables, les chéris du public, karaoké géant et concours de cosplay.
Sans une larme pour le temps des premiers Paris Manga 6 dont on pouvait faire le tour en moins d'une matinée, c'est pour ne pas avoir pu voir grand chose de tout ce qui était là qu'on sent monter quelques regrets quand vient l'heure de baisser les rideaux et, à la tombée du jour, nombreux sont ceux qui s'attardent encore autour de l'Espace Champerret, à l'instar de ces héros costumés qui semblent rechercher, dans le silence et la méditation vespérale, l'énergie d'un nouveau départ.
Mais quand un Paris Manga s'achève, un nouveau Paris Manga s'annonce : rendez-vous donc pour Paris Manga 7 les samedi 7 et dimanche 8 février à la Porte de Champerret !